Qui doit encore payer la taxe d’habitation en 2026 ?

On possède une maison de vacances en Bretagne, un pied-à-terre à Lyon pour le travail, ou un appartement meublé loué une partie de l’année. L’avis de taxe d’habitation arrive quand même, chaque automne, malgré la suppression largement médiatisée. En 2026, la taxe d’habitation existe toujours, mais elle ne concerne plus du tout les mêmes contribuables qu’avant 2023.

Taxe d’habitation sur les résidences secondaires : le seul impôt qui subsiste

Depuis le 1er janvier 2023, plus aucun foyer ne paie de taxe d’habitation sur sa résidence principale. La suppression est définitive, quel que soit le niveau de revenu, que l’on soit propriétaire ou locataire.

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Ce qui reste en 2026, c’est la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS). Elle frappe toute personne qui dispose, au 1er janvier de l’année, d’un logement meublé qui n’est pas sa résidence principale.

Concrètement, on retrouve trois profils de redevables :

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  • Les propriétaires d’une résidence secondaire (maison de vacances, appartement de week-end, pied-à-terre en ville), même si le bien n’est occupé que quelques semaines par an.
  • Les usufruitiers d’un logement meublé non affecté à l’habitation principale, par exemple après une donation avec réserve d’usufruit.
  • Les locataires à l’année d’un logement meublé qu’ils utilisent comme résidence secondaire. Dans ce cas, c’est bien le locataire qui reçoit l’avis, pas le propriétaire.

Un détail piège revient souvent : quand on dispose d’un logement de fonction et qu’on conserve un bien personnel ailleurs, ce second logement est fiscalement traité comme une résidence secondaire. L’administration ne tient pas compte du fait qu’on ne l’a pas « choisi » comme tel.

Homme âgé lisant un avis de taxe d'habitation dans une maison rurale française

Taxe d’habitation 2026 : comment le montant est calculé

Le calcul repose sur la valeur locative cadastrale du logement, revalorisée chaque année. Les communes appliquent ensuite leur propre taux d’imposition, ce qui produit des écarts considérables d’une ville à l’autre.

Majoration en zone tendue

Les communes situées en zone tendue (forte demande locative, offre insuffisante) peuvent voter une majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Cette surtaxe vient s’ajouter au montant de base et peut représenter une part significative de la facture finale.

L’objectif affiché est d’inciter les propriétaires à remettre ces logements sur le marché locatif ou aux vendre. En pratique, cette majoration touche surtout les grandes agglomérations et les zones littorales ou touristiques.

Déclaration d’occupation : une obligation à ne pas négliger

Depuis 2023, tout propriétaire d’un local d’habitation doit effectuer une déclaration d’occupation auprès des services fiscaux. Cette déclaration précise si le bien est une résidence principale, secondaire, ou s’il est vacant.

Elle doit être mise à jour avant le 1er juillet en cas de changement de situation. Un oubli ou une erreur peut entraîner une taxation par défaut en résidence secondaire, même si le bien est réellement occupé comme résidence principale.

Logements vacants et taxe d’habitation : ne pas confondre

On mélange souvent la taxe d’habitation sur les résidences secondaires avec la taxe sur les logements vacants (TLV). Les deux visent des situations différentes.

La TLV concerne les logements non meublés ou inoccupés depuis une durée prolongée. Seul le propriétaire ou l’usufruitier au 1er janvier est redevable, jamais le locataire. La taxe d’habitation, elle, cible les logements meublés non principaux et peut retomber sur l’occupant.

Autre point à noter pour anticiper : la loi de finances pour 2026 prévoit la fusion de la TLV et de la THLV en une taxe unique à compter des impositions 2027. Pour 2026, les deux dispositifs restent distincts, mais les propriétaires de logements vacants ont intérêt à suivre cette évolution de près.

Exonération de taxe d’habitation sur résidence secondaire : les cas réels

Les exonérations existent, mais elles restent limitées à des situations précises. Les retours varient sur ce point selon les centres des impôts, et les conditions sont interprétées strictement.

Deux cas reviennent régulièrement :

  • Le départ en maison de retraite ou en établissement de soins de longue durée. L’ancien logement, devenu inoccupé, peut être exonéré de THRS sous certaines conditions de revenus et à condition qu’il ne soit pas mis en location.
  • Les biens situés en zones France ruralités revitalisation (ZFRR). Les communes concernées peuvent accorder une exonération totale ou partielle pour attirer de nouveaux résidents ou maintenir l’activité locale.

En dehors de ces situations, il n’existe pas de mécanisme général de dégrèvement pour les résidences secondaires. Ni l’âge, ni le statut de non-imposable à l’impôt sur le revenu ne suffisent à obtenir une exonération automatique.

Couple consultant le site des impôts pour la taxe d'habitation sur tablette dans appartement parisien

Paiement de la taxe d’habitation 2026 : dates et démarches

L’avis de taxe d’habitation pour les résidences secondaires est généralement mis en ligne à l’automne sur l’espace particulier du site impots.gouv.fr. La date limite de paiement dépend du mode choisi.

Le prélèvement à l’échéance ou la mensualisation restent les options les plus simples. La mensualisation permet d’étaler le montant sur dix mois, de janvier à octobre, avec une régularisation en fin d’année si le montant définitif diffère de l’estimation.

Vérifier chaque année la déclaration d’occupation et l’avis reçu reste la meilleure façon d’éviter une taxation erronée. Un bien vendu ou requalifié en résidence principale avant le 1er janvier ne devrait plus générer de THRS pour l’année suivante, à condition que la déclaration soit à jour.

La suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales ne signifie pas la fin de toute imposition locale liée au logement. Tant qu’on détient ou occupe un bien meublé qui n’est pas notre résidence principale au 1er janvier, la taxe d’habitation sur les résidences secondaires s’applique. Avec la fusion des taxes sur logements vacants prévue pour 2027, le cadre fiscal local continue d’évoluer, et la vigilance sur les déclarations d’occupation reste le réflexe le plus utile.

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